Mésusage de l'alcool : repérage précoce et intervention brève (RPIB)
Synthèse documentaire à destination des professionnels de santé sur le repérage précoce du mésusage de l'alcool et sur l'intervention brève en soins primaires, d'après les référentiels français.
Par L'équipe médicale Hippocrate MG
Synthèse documentaire destinée aux professionnels de santé. Ne constitue pas un avis médical personnalisé ni un dispositif médical. Référez-vous aux sources officielles citées.
Points clés
- ✓Le repérage systématique ou ciblé en soins primaires repose sur des outils courts et validés (FACE, AUDIT-C, AUDIT).
- ✓L'intervention brève (RPIB) est adaptée à l'usage à risque et à l'usage nocif sans dépendance sévère.
- ✓Les repères de consommation français : pas plus de 10 verres standard par semaine, pas plus de 2 par jour, et des jours sans alcool.
- ✓En cas de trouble de l'usage modéré à sévère, l'orientation vers l'addictologie et une prise en charge médicamenteuse et psychosociale sont à envisager.
- ✓Le risque de sevrage compliqué doit être évalué avant toute réduction ou tout arrêt brutal chez un patient dépendant.
En bref
Reconnaître : qui repérer et quels signes évocateurs
Démarche diagnostique
Prise en charge
Signes d'alerte et orientation
Questions fréquentes
Quels outils utiliser pour le repérage du mésusage d'alcool en consultation ?
La HAS propose des outils courts et validés pour le RPIB, notamment le FACE, l'AUDIT-C et l'AUDIT. Le choix dépend du temps disponible et du contexte. Les seuils de positivité sont à vérifier sur la source officielle.
Quels sont les repères de consommation à faible risque en France ?
Selon l'avis d'experts de Santé publique France et de l'INCa (2017) : pas plus de 10 verres standard par semaine, pas plus de 2 verres par jour, et des jours dans la semaine sans consommation. Ces repères ne signifient pas l'absence de risque, et aucune consommation n'est recommandée pendant la grossesse.
L'intervention brève est-elle suffisante en cas de dépendance ?
L'intervention brève est surtout indiquée pour l'usage à risque et l'usage nocif. En cas de trouble de l'usage modéré à sévère, elle constitue une première étape et doit être complétée par une prise en charge addictologique, psychosociale et, si indiqué, médicamenteuse (recommandations SFA et HAS).
Quand faut-il craindre un sevrage compliqué ?
Les antécédents de convulsions ou de delirium tremens, une consommation quotidienne élevée, une comorbidité somatique ou psychiatrique sévère et un isolement social sont des facteurs de risque. Une évaluation et une orientation hospitalière sont à envisager selon les recommandations de la SFA, à vérifier sur la source officielle.
Sources
- 1. Haute Autorité de santé. Outil d'aide au repérage précoce et à l'intervention brève : alcool, cannabis, tabac chez l'adulte. 2014.
- 2. Société française d'alcoologie. Mésusage de l'alcool : dépistage, diagnostic et traitement. Recommandations de bonne pratique. 2015.
- 3. Santé publique France, Institut national du cancer. Avis d'experts relatif à l'évolution du discours public en matière de consommation d'alcool en France. 2017.
- 4. Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Informations sur les médicaments utilisés dans le mésusage de l'alcool (baclofène, nalméfène, acamprosate, naltrexone, disulfirame). Consultable sur ansm.sante.fr.
- 5. Centre de Référence sur les Agents Tératogènes. Alcool et grossesse. Consultable sur lecrat.fr.
- 6. Base de données publique des médicaments. Résumés des caractéristiques du produit. Consultable sur base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr.
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