Ostéoporose post-ménopausique : dépistage et traitement en France
Synthèse documentaire à destination des professionnels de santé sur le repérage, l'évaluation du risque fracturaire et la stratégie thérapeutique de l'ostéoporose post-ménopausique, d'après les référentiels français.
Par L'équipe médicale Hippocrate MG
Synthèse documentaire destinée aux professionnels de santé. Ne constitue pas un avis médical personnalisé ni un dispositif médical. Référez-vous aux sources officielles citées.
Points clés
- ✓L'ostéoporose est une maladie silencieuse, souvent révélée par une fracture : le repérage repose sur les facteurs de risque cliniques.
- ✓L'ostéodensitométrie (DXA) est prise en charge dans des indications définies, et le T-score seul ne suffit pas à décider du traitement.
- ✓La décision thérapeutique intègre l'âge, les antécédents de fracture, les facteurs de risque (dont FRAX) et la DXA.
- ✓Les bisphosphonates restent le plus souvent le traitement de première intention, avec une réévaluation périodique.
- ✓L'arrêt du dénosumab expose à un risque de fractures vertébrales multiples : un relais doit être prévu.
En bref
Reconnaître : facteurs de risque et signes cliniques
Démarche diagnostique et dépistage
La liste exacte et les seuils sont à vérifier dans le référentiel HAS.
Prise en charge
Les apports de référence sont à vérifier sur la source officielle.
Signes d'alerte et orientation
Questions fréquentes
Une ostéodensitométrie est-elle systématique à la ménopause ?
Non. Il n'existe pas de dépistage systématique en France. La DXA est remboursée dans des indications précises définies par la HAS (fracture non traumatique, corticothérapie prolongée, ménopause précoce, etc.). Les critères exacts sont à vérifier sur la source officielle.
Un T-score inférieur ou égal à -2,5 impose-t-il toujours un traitement ?
Non. Le T-score définit l'ostéoporose densitométrique, mais la décision thérapeutique intègre l'âge, les antécédents de fracture, les facteurs de risque (dont FRAX) et les comorbidités, selon les recommandations GRIO/SFR.
Quel traitement est habituellement proposé en première intention ?
Les bisphosphonates sont le plus souvent utilisés en première intention, avec correction préalable d'une carence en vitamine D et contrôle de la calcémie et de la fonction rénale. Le choix dépend du profil de risque et des contre-indications (Vidal, BDPM).
Que faut-il prévoir à l'arrêt du dénosumab ?
L'arrêt est associé à un risque de fractures vertébrales multiples. Un relais thérapeutique, le plus souvent par bisphosphonate, doit être anticipé. Les modalités sont à vérifier auprès de l'ANSM et des sociétés savantes.
Sources
- 1. Haute Autorité de santé. Ostéodensitométrie osseuse par méthode biphotonique (DXA) : indications et remboursement dans le diagnostic de l'ostéoporose. Saint-Denis La Plaine : HAS ; 2006 (actualisation éventuelle à vérifier). Disponible sur : https://www.has-sante.fr
- 2. Briot K, Roux C, Thomas T, et al. 2018 update of French recommendations on the management of postmenopausal osteoporosis. Joint Bone Spine. 2018 (Groupe de Recherche et d'Information sur les Ostéoporoses, Société française de rhumatologie).
- 3. Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Informations de sécurité sur les médicaments de l'ostéoporose (bisphosphonates, dénosumab) : ostéonécrose de la mâchoire, fractures atypiques, arrêt du dénosumab. Années de publication à vérifier. Disponible sur : https://ansm.sante.fr
- 4. Assurance Maladie (Ameli). Ostéoporose : informations et conditions de prise en charge. Disponible sur : https://www.ameli.fr
- 5. Base de données publique des médicaments. Résumés des caractéristiques du produit des traitements de l'ostéoporose. Disponible sur : https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr
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