Carence en vitamine D : quand doser et comment supplémenter ?
Synthèse documentaire à destination des professionnels de santé sur les indications du dosage de la 25(OH)D, l'interprétation des résultats et les principes de supplémentation en France.
Par L'équipe médicale Hippocrate MG
Synthèse documentaire destinée aux professionnels de santé. Ne constitue pas un avis médical personnalisé ni un dispositif médical. Référez-vous aux sources officielles citées.
Points clés
- ✓Le dosage systématique de la 25(OH)D en population générale n'est pas recommandé par la HAS.
- ✓Le dosage est réservé à des situations cliniques ciblées, qui conditionnent aussi le remboursement.
- ✓La forme de référence est le cholécalciférol (vitamine D3), avec une dose de charge si carence puis un entretien.
- ✓Une supplémentation sans dosage préalable reste possible chez les sujets à risque (personnes âgées, nourrissons).
- ✓Les surdosages sont rares mais exposent à l'hypercalcémie : vérifier les doses cumulées.
En bref
Reconnaître : populations et signes cliniques
Démarche diagnostique : quand doser la 25(OH)D
Prise en charge : principes de supplémentation
Surveillance et signes d'alerte : quand orienter
Questions fréquentes
Faut-il doser systématiquement la vitamine D chez un adulte sans symptôme ?
Non. Selon le rapport HAS de 2013, le dosage de la 25(OH)D n'est pas recommandé en dépistage systématique chez le sujet sain. Il est réservé à des indications précises, à vérifier dans le rapport et dans la nomenclature en vigueur.
Quelle est la forme de vitamine D à privilégier ?
Le cholécalciférol (vitamine D3) est la forme habituellement utilisée en France. Le choix de la spécialité, de la galénique et des doses doit se faire à partir du RCP sur la BDPM ou le Vidal.
Le dosage de la vitamine D est-il remboursé ?
Le remboursement par l'Assurance Maladie est conditionné à des situations cliniques listées dans la nomenclature. Les indications exactes et les conditions de prise en charge sont à vérifier sur Ameli et dans la NABM.
Quels sont les risques d'une supplémentation excessive ?
Le principal risque est l'hypercalcémie, avec ses complications rénales. Il survient surtout en cas de doses cumulées élevées ou de doublons de prescription. Vérifier la dose totale reçue et les mises en garde de l'ANSM, notamment chez le nourrisson.
Sources
- 1. Haute Autorité de santé. Utilité clinique du dosage de la 25 OH vitamine D : rapport d'évaluation. Saint-Denis La Plaine : HAS ; 2013. https://www.has-sante.fr
- 2. Vidailhet M, Mallet E, Bocquet A, et al. Vitamine D : apports nutritionnels en pédiatrie (Comité de nutrition de la Société française de pédiatrie). Arch Pediatr. 2012. À vérifier sur la source officielle.
- 3. Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Informations et mises en garde sur les spécialités à base de vitamine D. https://ansm.sante.fr
- 4. Base de données publique des médicaments. Résumés des caractéristiques du produit des spécialités à base de cholécalciférol. https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr
- 5. Assurance Maladie (Ameli). Dosage de la vitamine D : conditions de prise en charge. https://www.ameli.fr
- 6. Groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses (GRIO) et Société française de rhumatologie. Recommandations sur la vitamine D et l'ostéoporose. À vérifier sur la source officielle.
- 7. Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT). Vitamine D et grossesse. https://www.lecrat.fr
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