Angor stable : diagnostic et orientation du patient
Synthèse documentaire à l'usage des professionnels de santé sur la démarche diagnostique devant une suspicion d'angor stable, la stratégie thérapeutique et les situations nécessitant une orientation urgente ou spécialisée.
Par L'équipe médicale Hippocrate MG
Synthèse documentaire destinée aux professionnels de santé. Ne constitue pas un avis médical personnalisé ni un dispositif médical. Référez-vous aux sources officielles citées.
Points clés
- ✓Le diagnostic d'angor repose d'abord sur l'interrogatoire : siège, caractère d'effort, soulagement au repos ou par dérivés nitrés.
- ✓L'ECG de repos, un bilan biologique de base et l'évaluation du risque cardiovasculaire sont systématiques.
- ✓Le choix du test non invasif dépend de la probabilité pré-test, du terrain et de la disponibilité locale.
- ✓Le traitement associe contrôle des symptômes, prévention secondaire et correction des facteurs de risque.
- ✓Toute douleur de repos, prolongée ou d'aggravation rapide doit faire évoquer un syndrome coronarien aigu et conduire à un appel au 15.
En bref
Reconnaître l'angor : signes cliniques
Démarche diagnostique
Prise en charge
Signes d'alerte et orientation
Questions fréquentes
Quels sont les critères cliniques d'une douleur angineuse typique ?
Trois critères sont classiquement retenus : douleur rétrosternale constrictive, déclenchée par l'effort ou l'émotion, et cédant en quelques minutes au repos ou après dérivé nitré. Le détail de la classification est à consulter dans les référentiels de la HAS et de la SFC.
Quel examen non invasif choisir en première intention ?
Le choix repose sur la probabilité pré-test, le terrain du patient et l'accès local aux examens. Le coroscanner est surtout utile en probabilité faible à intermédiaire ; les tests fonctionnels d'ischémie sont privilégiés dans d'autres situations. Voir les recommandations de la HAS et de la SFC.
Un ECG de repos normal exclut-il un angor stable ?
Non. L'ECG de repos est fréquemment normal en dehors des crises. Il reste un examen systématique de première intention, mais ne permet pas à lui seul d'écarter le diagnostic.
Quand une douleur thoracique doit-elle faire évoquer un syndrome coronarien aigu ?
Devant une douleur de repos, prolongée, d'apparition récente et sévère ou d'aggravation rapide, avec ou sans signes associés. Une prise en charge urgente par appel au 15 est alors indiquée.
Sources
- 1. Haute Autorité de santé. Guide du parcours de soins : maladie coronarienne stable. 2016 (version à vérifier sur has-sante.fr).
- 2. Haute Autorité de santé. Maladie coronarienne : actes et prestations, affection de longue durée (ALD 13). Année de mise à jour à vérifier sur has-sante.fr.
- 3. Société française de cardiologie. Recommandations et documents de consensus sur la maladie coronarienne chronique. Année à vérifier sur sfcardio.fr.
- 4. Collège national des cardiologues des hôpitaux et enseignants. Cardiologie : item Angine de poitrine et infarctus myocardique (programme EDN). Année à vérifier sur la source officielle.
- 5. Assurance Maladie (Ameli). Maladie coronarienne : prise en charge et ALD pour les professionnels de santé. Année de consultation à vérifier sur ameli.fr.
- 6. Base de données publique des médicaments (BDPM) et Vidal. Résumés des caractéristiques du produit des anti-angineux, antiagrégants et statines. Consultation à vérifier sur base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr.
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